jeudi 13 septembre 2007

Michel Barnier annonce un plan pour l’agriculture biologique : Une avancée encourageante

Michel Barnier a annoncé hier devant le Grand Conseil d’Orientation de l’Agence Bio un plan de développement de l’agriculture biologique. Sébastien Genest, Président de la fédération France Nature Environnement (FNE) reçu hier par le Ministre, lui a exprimé sa satisfaction. En pleine préparation du Grenelle de l’environnement, ce plan répond en effet aux objectifs exprimés par FNE, notamment que 10% de la surface agricole française soit consacrée à l’agriculture biologique.

Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement, précise : « il est très encourageant que soient reconnus la qualité et le rôle essentiel de l’agriculture biologique et que soit affichée la volonté de lui donner une place significative dans le paysage agricole français ».

Le plan répond en effet à plusieurs demandes exprimées par FNE dans le cadre du Grenelle de l’environnement : stimuler la demande en encourageant l’introduction de produits biologiques dans la restauration collective, développer l’offre par un accroissement des surfaces consacrées à l’agriculture biologique et développer la recherche agronomique sur les techniques biologiques.

FNE sera bien évidemment vigilante dans le suivi de l’application de ce plan et notamment du point de vue des moyens qui lui seront affectés. En particulier, FNE veillera à ce que soit assurée la protection des cultures biologiques face au danger majeur de pollution par les OGM. Dans ce domaine, FNE note la volonté du Ministère de faire en sorte que le nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique, applicable à partir du 1er janvier 2009, ne conduise pas à une diminution de la qualité de l’agriculture biologique française. La fédération veillera à ce que cette volonté soit réellement mise en œuvre.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

10 % c'est peu mais c'est déjà çà ... M.B. - Lyon

Daniel a dit…

Qu'en est-il du financement? Le plan prévoit-il l'utilisation de l'article 69? ou bien la modulation volontaire?
Je sais qu'en Bretagne la MAE "maintien agriculture biologique" n'est financée que par les collectivités locales et le FEADER, mais rien de l'Etat!!!
Il nous faut à chaque fois vérifier la réalité des mesures et se méfier des paroles.
Je souhaite que le plan de Mr. Barnier soit conséquent. Où se trouvent les infos?

Anonyme a dit…

oui pas très audacieux mais c' est un début .

Anonyme a dit…

Et le risque de contamination des cultures bio par les OGM? Il en dit quoi Barnier?
Franchement, quand on sait ce que ce gars a fait pour la pêche à l'anchois, et comment il se démène, non pas pour la dépollution des rivières mais pour la dépénalisation de la France, on se demande comment croire à des annonces aussi bien tombées! En plein grenelle, il annonce 10% de culture bio! Quel heureux hasard!

michel a dit…

Permettez nous d'être toujours très sceptique sur ce genre d'annonce.
Quels vont être les moyens financiers, règlementaires, de soutien aux vrais promoteurs de la bio?
Quand on voit le genre de discours sur les MAE et leur dégradation constante depuis 10 ans on ne peut que douter!!!
Autre argument qui met en doute la sincérité de Michel BARNIER et du gouvernement : la position sur les OGM. Comment annoncer un tel plan sur le bio sans prendre une décision ferme et définitive d'interdiction de la culture des OGM en plein champs.
Toujours facile les annonces politiques.

Anonyme a dit…

favoriser l'agriculture biologique: tout à fait d'accord à condition de démocratiser l'accès aux produits biologiques qui sont aujourd'hui chers à l'achat. Dans le cas contraire, nous aurons une alimentation à deux vitesses. Quand on connait les ponts d'or de l'actuel gouvernement aux plus riches (bouclier fiscal, lois Robien ....) on peut sérieusement douter de sa volonté de rendre les produits de l'agriculture biologique accessibles à tous.

Sylvain-Moizie a dit…

Oui, belle annonce de M. barnier, mais vu que la législation sur la BIO est en discution pour être plus "souple" (qui autoriserait entre autre une proportion d'OGM dans la culture BIO !), M. barnier n'aurait-il pas calculé sont fameux 10% sur le fait qu'après avoir "assoupli" la rêglementtation sur la BIO, les parcelles actuelles ainsi "réformées" deviendraient "BIO" (si elles tombent dans les proportions que le texte "assoupli" prévoit) alors qu'elles ne l'étaient pas avant l'adotion de cet "assouplissement" ?
Méfions-nous des effets d'annonce, et exigeont avant tout que les règlementations sur l'obtention du label AB ne deviennent pas abusives de par cet "assouplissement" (en partie comme on a pu le voir chez beaucoup de vignerons, qui malgrès le fait d'utiliser des sulfites dans leur vin, ont quand même réussi à obtenir ce label AB !)...
Merci.

calonnec a dit…

30.000 captages d'eau potable en France et l'obligation de les avoir proteges, de preference efficacement d'ici 2010
c'est la qu'il faut implanter les 10% "decides" par Mr Barnier, soit par conversion des exploitants actuels, soit en preemptant
la protection de l'eau, la diminution des pesticides ne s'obtiennent pas par des declarations encore moins par des reglements, malheureusement
l'implantation d'agriculteurs bio dont des maraichers autour des captages d'eau potable est la solution a bien des problemes
cherchez un peu, vous trouverez

Anonyme a dit…

Le probleme du Bio c'est qu'il véhicule aussi un autre mode de consommation alimentaire plus végétal et c'est ce qui fait sa caractéristique .
Les protéines végétales sont bien connues des consommateurs des biocoop ou autre magasin bio .
Ce qui fait donc que l'on peut manger bio pour moins cher et ca en fait une alimentation accessible à des revenus modestes .

Un autre commentaire : le principal facteur de GES c'est l'élevage, avant les transports . L'élevage dont la croissance des GES serait 4 a 5 fois plus rapide que ceux des transports . Curieusement tout le monde se tait a ce sujet .

La promotion des protéines végétales serait donc l'un des principaux levier pour lutter contre le réchauffement climatique !
RV dans 1 semaine : les journées mondiales vegetariennes