mercredi 19 septembre 2007

Grenelle de l’environnement : la troisième voie demain ?

Ce jeudi 20 septembre, le Groupe de travail sur la gouvernance est le premier à achever ses travaux. L’enjeu est immense : identifier les partenaires environnementaux et définir un nouveau dialogue environnemental entre tous les acteurs publics et privés concernés par l’urgence écologique.

Cela fait 40 ans que France Nature Environnement anime le dialogue environnemental : organisation de débats publics, participation à des centaines de commission administratives, interventions en enquêtes publiques etc..

Malheureusement, le dialogue entre associations et opérateurs économiques est trop souvent limité, soit au mécénat, soit à l’affrontement. FNE propose une troisième voie :

- L’identification des partenaires environnementaux selon des critères de représentativité et de légitimité fixés, comme pour les syndicats, par le législateur,
- La réforme complète de la troisième chambre de la Nation : le Conseil économique et social, suivie de celle des Conseils économiques et sociaux régionaux,
- La définition de procédures de règlement alternatif des litiges entre entreprises et associations : éducation à l’environnement, accés à l’information, revalorisation de toutes les instances d’expertise et de concertation (CLI, CLIS..), etc… en complémentarité et non en concurrence avec les syndicats de salariés.

Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement précise : « Les associations de protection de l’environnement ont une capacité d’expertise, de proposition et de négociation. Elles ne doivent plus être réduites à un rôle de contestation ou d’agitateurs. Elles savent taper du poing sur la table. Elles savent aussi négocier en amont pour éviter les catastrophes. Au delà du mécénat et de l’affrontement : FNE propose une troisième voie ».

Pour Sandrine Bélier, juriste à France Nature Environnement : « Ce Grenelle est un laboratoire et ce groupe de travail sur la gouvernance un groupe test. Demain se joue la première étape d’un nouveau dialogue environnemental qu’il appartiendra à tous les acteurs publics et privés de poursuivre, de renforcer et d’enrichir pour contribuer à une véritable politique de développement durable en mesure de répondre à l’urgence écologique. »

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Politique et développement durable ? ben c'est pas demain la veille !!!
Bon courage quand même, je suis de tout coeur avec vous.
olivier

Di Girolamo a dit…

Sébastien Genest

Si les associations sont
« réduites à un rôle de contestation ou d’agitateurs » c’est que la démocratie ne fonctionne pas.

Ce ne sont pas nos principes fondateurs qui sont en cause mais leur non application.

Je vous invite à vous pencher attentivement sur notre Constitution, les principes de la souveraineté, les dérives prévisibles, le rôle des partis politiques, le rôle du Président …

Vous ne pourrez qu’en déduire que « quelque chose ne va pas »

La troisième voie que vous proposez , au lieu de chercher à résoudre ce problème de dysfonctionnement à la racine , là où il se situe , va dans le sens de ce mauvais fonctionnement pour le prolonger .Il ne va donc pas dans le sens de l’intérêt général et vient renforcer la dérive démocratique ;les associations comme d’autres collectifs, comme les partis politiques n’ont pas un rôle de représentation des citoyens (ils ne représentent que leur membres) mais doivent
« concourir à l’expression des suffrages » (article 4 ,al 1) C'est-à-dire participer par leurs expertises ,leurs savoirs faire à l’animation du Débat Public élément indispensable à "l’expression des suffrages".

La troisième voie est déjà inventée et écrite depuis de nombreuses années .
La FNE doit pouvoir comme les autres collectifs, comme tous les citoyens, participer à un Débat Public que nous avons le devoir de revendiquer.
J’ai fait des propositions dans ce sens sur ce blog et celui de l’Alliance et je serai heureux de connaître votre point de vue.