mercredi 3 octobre 2007

Plan de Michel Barnier sur la Bio : Le compte n’y est plus !

A l’occasion des Assises nationales de l’agriculture biologique qui se sont déroulées hier, Michel Barnier a annoncé l’objectif de doubler les surfaces en agriculture biologique d’ici à 2012 – soit d’atteindre 4% des surfaces agricoles. Ceci est en retrait par rapport à la première annonce faite devant le Grand conseil d’orientation de l’Agence Bio le 12 septembre dernier. Alors que débutent les consultations régionales et la consultation Internet sur le Grenelle de l’environnement, la fédération FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT invite les acteurs prenant part à la négociation à valider son objectif de 10% de surfaces en agriculture biologique d’ici à 2012. Elle appelle ses associations membres à être particulièrement vigilantes sur ce point.

Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles et forestières : « Il est essentiel que le Grenelle de l’environnement permette de donner une vraie place à l’agriculture biologique. Alors que les conclusions du groupe de travail agricole du Grenelle proposent 6% de surface dès 2010 et 20% d’ici 2020, l’annonce de Michel Barnier suscite pour nous une forte inquiétude. »

France Nature Environnement considère également que le système d’aides annoncé, avec la simple reconduction du crédit d’impôt, sera insuffisant pour donner un véritable essor à l’agriculture biologique en France : une aide au maintien ambitieuse est nécessaire.

France Nature Environnement appelle ses associations membres et affiliées à peser fermement sur ce point dans le cadre de la consultation régionale sur le Grenelle de l’environnement.

23 commentaires:

R.KUBAN a dit…

Je suis consommateur bio depuis longtemps,et je me rends compte que,mise à part les maraichers bio de proximité,les produits A.B. ,même frais,sont importés et distribués de plus en plus,dans les grandes surfaces.
Question que je poserais,si je pouvais, à la FNSEA:
COMMENT FONT ILS ?

Anonyme a dit…

Une bonne démonstration des intentions du gouvernement. Pas de très bonne augure pour la suite...

djinette a dit…

L'ancien grenelle fut un accord qui trahie 68 par les partis qui voulaient controler le mouvement. Des le depart, les resultat de ce grenelle etait donc prévisible. la droite conservatrice et une pseudo gauche râlier par opportunisme sait ce qu'elle défent économiquement ou ne défendra jamais. Il ne faut donc pas être surpris de ces renoncements, il faut seulement changer ces gouvernements et ces hommes de pouvoirs.
. Il faudra bien que naissent un nouveau mouvement d'ampleur contenant ces nouvelles conceptions pour sortir des theories du marché global qui détruit plus qu'il ne construit l'avenir.

Anonyme a dit…

Decidemment les pouvoirs politiques n'ont toujours pas compris que l'avenir passe par l'agriculture durable il n'y a pas d'autre solution nappes phreatiques contaminees par engrais pesticides entre autres il est temps de developper une agriculture en phase avec la nature c la nature qui dicte ses lois pas nous

Anonyme a dit…

D'accord sur les objectifs quantitatifs. L'aide au bio devrait aussi se faire tout particulièrement pour l'agriculture périurbaine, souvent menacée aujourd'hui par les plans d'urbanisme et la loi du marché.
Elle pourrait ainsi mieux contenir l'étalement urbain tout en fournissant des produits de qualité (et de proximité)

Anonyme a dit…

Déjà à la constitution du "MEDAD", on avait pu remarquer que le lobby agricole (ou plutôt céréalier) avait réussi à faire sortir l'agriculture du grand ministère qu'avait promis (oups!) Sarko. Et bien sur ça continue, maintenant ce sont les ambitions de la Bio qu'ils essayent de casser... Ils sont pourtant pas nombreux, quel pouvoir ont-ils pour faire pression de la sorte ?
A nous de nous battre et d'être consomm'acteur pour que la Bio puisse réellement émerger.
Neige (désespérée aujourd'hui : mais pourquoi je fais ce métier d'écologue ??!!)

jbaude a dit…

4 %, 6%, 10%, 20%, ...ça nous semble pas clair, pas ambitieux, pas précis, pas correctement planifié dans le temps, etc....

proposez quelquechose de plus précis dans le temps CT, MT et LT (exemple) :
- 2010 : 5%
- 2012 : 10%
- 2015 : 20%
- 2020 : 30%
- etc. ..jusqu'à 100 %

Anonyme a dit…

J' ai eu l'occasion de voir dans le JT de France 2 du 03 octobre un reportage sur les cantines 100% bio. Ce choix a été fait par les élus de la commune de Saint-Gély du Fesc dans l'Hérault, qui se sont engagés à ce que la commune prenne en charge les 40% du surcoût estimé. L'agriculture bio à toute ses chances de se développer s'il y a un potentiel suffisant de consommateurs. Je crois plus dans des actions locales que dans des mesurettes prises par le ministère de l'Agriculture avec la bénédiction de la FNSEA.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Non seulement, il faut encourager l'agriculteur biologique mais il faut aussi mettre en oeuvre des filières de commercialisation courtes.
Pourquoi ne pas inciter (voir fortement) à offrir dans les cantines scolaires un repas bio par semaine par exemple?
Cordialement
Daniel

Anonyme a dit…

Chez nous en Rhones alpes, quelle part des aides nationales va au BIO? quasi rien
Que changerez cette annonce? rien

Anonyme a dit…

Je suis adhérent d'une association de protection de l'environnement :
les faits semblent confirmer les uns après les autres que le Grenelle est une simple opération de communication.

Concertation du public (12 jours) sur des sujets aussi essentiels, peut-il être sérieux ?

Plus tout le reste, dont votre article ce jour, ça devient de plus en plus évident !

Anonyme a dit…

lamentable. Il aurait fallu que le medad englobe aussi le ministère de l'agriculture !

sophie a dit…

je trouve ça révoltant, comme d'habitude ils ne suivent pas leurs propositions!Et pourtant le bio est très important, car c'est un moins de manger plus sainement.

calonnec a dit…

pourquoi veut on absolument LIMITER l'objectif a un chiffre magique ?
je suggere que tout le monde accepte,; ministre compris, que l'objectif c'est, dans un premier temps de ne plus avoir a importer des produits bio. au dela c'est le marche qui commande, en fonction de l'interet que les producteurs y trouvent mais sans aides

Céline a dit…

Je me permets à ce propos de vous prévenir que les premières consultations du Grenelle citoyen des urgences environnementales sont visibles sur www.terre.tv, et disponibles au podcast. Les responsables associatifs peuvent ainsi faire passer leur message, région par région. Cela pourra sûrement vous intéresser. :o)

Anonyme a dit…

Mais 10% est vraiment un minimum pour 2012 !
Les listes d'attente d'inscription aux Amap existantes sont aussi longues que celles pour l'obtention d'un logement social !!!

Anonyme a dit…

il faut démontrer que le bio peut nourrir le monde

il faut denoncer le pseudo bio, ex : produit en nouvelle zelande et consommé en europe comme la nouvelle pomme "Juliet"

Anonyme a dit…

M. Barnier est copain comme cochon avec la FNSEA , pas besoin d'aller plus loin

Anonyme a dit…

J'ai bien l'impression que ce Grenelle de l'Environnement soit une grande opération de dilution de l'écologie, des annonces et du blabla.
Le seul BIO qui intéresse en ce moment ce sont les "bio"carburants(polluants!). La Commission Européenne vient de supprimer les jachères en Europe pour remplir les réservoirs automobiles pendant que ce tient le Grenelle !!

100K a dit…

je fait parti d'un lycée agricole qui veut former l'année prochaine des maraichers en bio cependant dans leurs serre ils utilise la bio intéger c'est a dire avec l'utilisation de produit chimique au cas ou il y est problème.Mon inquiétude est de voir un glissement et un détournement de la lutte biologique vers de méthode culturale peut soucieuse du respect de l'environnement et favorisant de grosses exploitations légumiares a grande échelle et pas des petits exploitant agricole avec des surface a échelle humaine.J espére que le grennelle ne déboucheras pas sur ses objectif de simple pourcentage de rendement qui pourrais rendre obselette le label bio(dont les control sont a améliorer)

Anonyme a dit…

Il convient de supprimer progressivement les aides aux non-bios (que nous payons avec nos impôts) et les réserver intégralement sous un délai de 5 ans aux producteurs bio respectueux de la terre.
Parallèlement, pour sauvegarder l'avenir, rendre progressivement obligatoire le bio dans les cantines scolaires par exemple 2j pour la rentrée 2008, puis 3 puis 4, etc...

Didier a dit…

En effet, c'est bien maigre. Il suffit de compter les poulets au rayon frais d'un supermarché pour constater le déséquilibre; 20 centimètres de gondole pour L'AB, 80 cm pour le label, 200 centimètres pour le détestable Prêt A Cuire made in EU. Le prix est lui inversement proportionel à l'espace accordé bien-sûr.

Est-il encore nécessaire de revenir au système "aidé" dont les primes ont fait la triste gloire de l'agriculture intensive contestée aujourd'hui? A noter qu'il est aléatoire et ne dépend que du bon vouloir d'autorités plus ou moins compétentes; sinon intéressées.

Attendre des aides n'est qu'attendre, faire passer le temps, retarder et décourager les bonnes volontés. Les obtenir n'est qu'espérer qu'elles ne disparaissent pas.

Je crois personnellement plus à la réouverture de surfaces cultivables déjà exonérées de foncier à 100%, au contrôle sérieux des plans locaux par ceux qui savent où et comment cultiver afin de ne pas verrouiller des surfaces au profit d'hypotétiques constructions futures. Le retour à la terre est malheureusement peu promu au sein des collectivités locales et les candidats éventuels son trop souvent découragés par ceux-là même qui sont sensés les aiguiller vers leurs activités futures.

Il faudrait surtout trouver un moyen de valoriser les cultures (élevages) bio afin qu'il soit aussi intéressant de cultiver que de contruire des immeubles. Les sols cultivés font chuter le PIB par habitant , les élus locaux détestent cette idée. Pour exemple, une opération immobilière de plusieurs millions d'euros dans un cadre particulier peut faire bénéficier d'une exonération totale de TVA à 19.6 aux investisseurs sans aucune garantie de rentabilité sinon le loyer de l'argent sur la période d'exploitation. A quand l'intéressement des investisseurs au bio?

Le bio a sa place en France même si la majorité pense le contraire et compte plus sur les alchimistes de l'ogm pour protéger la planète de la disette. Si elle voulait seulement lâcher un peu de lest et laisser faire, le bio s'imposerait de lui-même sans frais supplémentaires.

Anonyme a dit…

étiquettage obligatoire:
de l'analyse de chaque produit en gondole...pour alerter le consommateur sur l'intoxication qu'on lui sert au prix de base "bien vu" !

analyse inopinée périodique bien sûr vu son coût...
mais en imposantune telle vérité de l'info les pouvoirs publics feraient plus pour la conversion au bio qu'avec des subventions massives....budgétairement impossibles!