jeudi 2 août 2007

Petites nouvelles au 31 juillet 2007 du Groupe 1 "Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l'énergie"

Efficacement présidé par Jean JOUZEL, l’éminent glaciologue, vice-président du GIEC ou Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat – présentement le plus grand groupe d’influence actuel à l’échelle mondiale -, le groupe 1 a entamé les choses sérieuses lors de sa deuxième réunion, le 25 juillet. La présence des propositions de FNE sur la table a passablement modifié la donne, dans ce groupe comme dans d’autres. Elle a été largement saluée.

L’ambiance des travaux a été studieuse, avec des échanges parfois assez vifs, mais toujours courtois. On n’en est encore qu’au round d’observation, et les seuls à s’être jusque là placés à découvert en mettant leurs propositions sur la table sont, outre FNE, la Fondation Nicolas Hulot(FNH), et le SER, Syndicat des Énergies renouvelables – trop volontariste sur toutes les ENR sans distinction.

Il a beaucoup été question de nécessité de ruptures, d’évaluation, de critères, d’expertise et de contre-expertise. La vision de la plupart des acteurs s’est affichée très nationale et globale, la dimension locale, pourtant essentielle n’étant fortement soulignée que par FNE et le CLER ( Comité de Liaison Energies Renouvelables) Il en est résulté la décision d’organiser en inter-groupes une séance consacrée à ces questions.

Trois ateliers se sont déroulés en parallèle : Transports, Bâtiment et urbanisme, Énergie, suivi d’une restitution et d’une discussion en plénière. Lors des ateliers, la convergence des points de vue des ONG a été très remarquée par les autres partenaires.

En réunion plénière, des points de convergence sur certains objectifs se sont dégagés : maîtrise de l’énergie, y compris de la demande d’électricité, développement des renouvelables (éco-renouvelables pour FNE, c’est-à-dire dont les conditions de production respectent l’environnement), exigence d’évaluation, contribution climat-énergie (portée par la FNH et FNE, avec accord sur la proposition de la FNH de ne plus parler de taxe carbone-énergie), nécessité de prévenir les impacts sociaux sur les plus démunis, fiscalité kérosène, éco-redevance, report modal et financement des infrastructures ad hoc,Voitures Particulières à 12O g CO2/km, évaluation énergétique du fonctionnement urbain.
En revanche, les points de divergence ont commencé d’émerger, soit au plan des principes, soit au plan de la mise en œuvre pratique : modalités d’application posant problèmes ( malgré un accord sur les objectifs), agrocarburants ou biocarburants, compétitivité et solidarité, densification urbaine et réhabilitation des centres villes, durcissement de certaines réglementations (performances thermiques des bâtiments, étiquetage…), application des réglementations existantes, compétences des divers niveaux territoriaux, protection des terres agricoles en zone urbaine, prises en compte des impacts environnementaux au même niveau que les impacts socio-économiques, éco-conditionalité des aides et financements publics y compris sur les ENR, robustesse des territoires, risques, etc.

Côté « off », une rencontre MEDEF-FNE est envisagée sur les transports de marchandises (y compris dangereuses) proposée par le MEDEF. À l’initiative de FNE, une première rencontre, très positive, a eu lieu, elle, le lendemain, au siège de la CLCV, pour discuter du financement du logement, de l’étalement urbain et du surendettement des ménages par l’automobile contrainte, avec consommateurs, associations familiales, syndicats, union féminine, (banques excusées, mais demandant à suivre).


Christian Garnier, Vice-Président et Pilote du pôle Aménagement Durable du Territoire

6 commentaires:

Belge a dit…

Bien trouvé le terme éco-renouvelable pour l'énergie qui en effet doit être sans nuisance dans son élaboration.
Bien aussi de montrer qu'en France, il y a des APNE qui sont fédérées et solidement: la pyramide devrait figurer sur le blog.
Le groupe de travail BIODIVERSITÉ atteste que vous n'oubliez pas le N pour NATURE. Vous pourriez aussi bien appeler vos associations APB.

Anne-Sophie a dit…

Il est important que les internautes puissent prendre connaissance de votre état d'esprit au sein des groupes de travail du Grenelle. Et votre blog le fait très bien! :-) C'est dans cet esprit que j'ai mis sur Ecolo-Info la bannière que m'a fourni la ligue ROC pour promouvoir votre initiative! J'espère véritablement que ces négociations arriveront à faire bouger les choses...

Jean-Marc Hauth a dit…

Bonjour ,
je voudrais attirer l'attention sur l'importance de l'eau sur le problème énergétique et climatique.

Pour l'instant on met en avant les modifications climatiques comme subissant les émissions de co2.
Certains se servent même de cet argument pour dire qu' il faut développer le nucléaire....

En France lorsqu'on parle des énergies renouvelables on n'y inclus pas l'énergie hydraulique .
L'énergie hydraulique est propriété d'EDF est ne peut donc pas se développer puisque tous les sites pouvant recevoir des barrages ont été recencés par les experts.
La micro hydraulique est considérée comme marginale et impossible à développer . Tau plus on accepte les réabilitations d'anciennes turbines de particuliers en donnant des pouvoirs aux pêcheurs.

Laissons là ces remarques préliminaires pour parler de la gestion globale de la ressource en eau.
Ce concept permet de répartir les excédents des précipitations pour les réinfiltrer dans le sol.
Pourquoi?
Dans leur ensemble la manière de pleuvoir et le développement des activités humaines augmentent les ruissellements et réduisent les infiltrations.
Le mauvais rechargement des réserves d'eau souterraine conduisent à leur surexploitation par pompage pour satisfaire les besoins en eau.

Il est donc urgent de mettre le sujet sur la table des débats pour développer la gestion globale de la ressource en eau.

L'association des biefs du Pilat fait la promotion de la gestion globale de l'eau.

Le rechargement dynamique des reserves d'eau souterraine débouchent sur d'autres solutions alternatives dans les domaines énergétique et climatique.

La répartition de l'eau sur les territoire en se servant du sous-sol comme reservoir permet d'augmenter le débit de rivière en été et de filtrer l'eau. Ces deux avantages permettent de développer la micro hydraulique au fil de l'eau et de traiter l'eau en enrichissant la biodiversité des rivières.

La remontée des niveaux d'eau dans le sol permet d'améliorer les échanges hydriques air sol et le développement de la croissance végétale permet le recyclage du co2.

Visitez les site des biefs du Pilat

http://perso.wanadoo.fr/biefs.dupilat/

Jean-Marc Hauth a dit…

Le climat va changer , pourvu que ce soit en bien en non pas en pire....

Au lieu de luttre contre l'effet de serre ou des changement de climat il serait peu-être mieux de lutter contre la surexploitation des eaux souterraines dans le monde.
En effet si la planète ne manque pas d'eau dans les océans , la surexplotation de l'eau souterraine sur certaines parties sensibles des continents est responsable des dérèglement climatiques bien plus que l'effet de serre et des émissions de co2. L'asséchement des sols réduit la croissance végétale de donc le recyclage du CO2 .
Au lieu de fair baisser le niveau de l'eau dans le sol il faut le faire remonter en tranferant sur les courbes de niveau les eaux excédentaires des périodes et zones qui ont trop d'eau .

La gestion globale de la ressource en eau permet de répartir , préserver ou purifier l'eau en rechargeant les nappes souterraines.

http://www.dailymotion.com/jeandb/video/x2m6a9_les-biefs-du-pilatgestion-de-leau_politics

http://www.dailymotion.com/jeandb/video/x15f8f_reportage-biefs-du-pilat_politics

Ercier a dit…

La production d'électricité peut se faire pour les deux tiers à partir d'énergies renouvelables, sans nucléaire et en réduisant l'utilisation du charbon et autres énergies fossiles. Tout cela malgré l'augmentation de la consommation mondiale d'électricité et sans perte de confort.
Voir cette page : Energie

En particulier, l'usage du charbon peut diminuer de moitié.

Anonyme a dit…

Pour avancer,un choc psychologique est indispensable. Dans une économie de marché l'action sur les prix est incontournable, associée à l'application de la règlementation existante.Le message clair du gas oil à 2 euros ferait bien avancer les choses. Ajoutons-y l'interdiction effective des sports motorisés dits verts (trial, avions de loisir etc..) et nous aurons bien progressé. Et ce n'est qu'un aperçu. Même méthode appliquée à l'agriculture en subventionnant essentiellement les cultures bio. Cordialement JM HORNY