jeudi 23 août 2007

OGM : le moment ou jamais pour sortir de la crise ?

Le Ministre d’Etat de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables ce matin et la FNSEA hier par communiqué, ont indiqué souhaiter une loi sur les OGM. La fédération France Nature Environnement, qui défend seule, depuis février 2006, un projet de loi conforme au principe de précaution, se félicite que les conditions de la négociation d’une sortie de crise soient enfin réunies.

Il faut profiter pour cela de la réunion du groupe spécial OGM qui se réunira le 10 septembre 2007, dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

France Nature Environnement souhaite que tous les acteurs du dossier OGM (écologistes, agriculteurs pro ou anti OGM, faucheurs volontaires, parlementaires…) soient présents autour de la table pour trouver un accord.


France Nature Environnement demande :

Ø Le retrait du projet de loi déposé au Sénat en mars 2006,

Ø L’abrogation des décrets et arrêtés publiés en mars 2007,

Ø La rédaction d’un projet de loi fondé sur le principe de précaution

Le contre-projet de loi de France Nature Environnement est consultable en cliquant sur le lien suivant : http://www.fne.asso.fr/PA/ogm/doc/contreprojet_loi_OGM.pdf

Le dossier "OGM" de la fédération est accessible en cliquant ici : http://www.fne.asso.fr/PA/ogm/OGM-1.htm

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour celles et ceux qui voudraient consulter la Directive européenne, c'est là:
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/site/fr/oj/2001/l_106/l_10620010417fr00010038.pdf

julien a dit…

moi je dis chiche. Il serait temps d'avoir non seulement un vrai débat, mais de plus de faire aboutir entierement les tenants et aboutissant de la charte de l environnement. Sinon, l'un comme l autre, resterons tout simplement lettrem orte, a notreplus grand désarroi bien sur, mais aussi avec tous les risques que cela implique.

Ecologiquement votre

Anonyme a dit…

Une loi , pourquoi faire ? pour aller légalement vers ce qui peut-être irrémédiablement destructeur et pour la santé de l' homme et pour son son environnement , quelle drôle d'idée ! Et au non de quoi , du progrès à tout prix ,non çà ne vaut pas le coup de prendre autant de risques .Lorsqu' on lit la directive de la CE , on se demande si on parle d' agronomie ou de " bombe à retardement " .

Di Girolamo a dit…

La réflexion de la FNE, sa proposition d’un contre projet de loi est intéressante à plusieurs niveaux, entre autres :

L’aspect : prise en compte de la Charte de l’environnement, notamment du principe de précaution
L’aspect participation des citoyens, avec le renforcement du débat public

Pourtant on est en droit d’être inquiet du fait même qu’il faille réclamer l’application de la Constitution.

La Charte de l’environnement est très claire sur le principe de précaution qui aurait du être déjà appliqué concernant les OGN, qui de ce fait, dans le cadre de ce principe, devraient être pour l’instant étudiés et développés en milieu confiné.
La Constitution, est très claire concernant la souveraineté qui appartient aux citoyens (au peuple) et ne doit être en aucun cas aliéné, ni par un individu, ni par les partis ou mouvements politiques, ni a fortiori par nos représentants dont le rôle est de nous représenter et donc de faire émerger les paroles citoyennes. (Voir les articles concernant la souveraineté et le rôle du Président de la République)

La centralité du débat public (et de la participation des citoyens) est donc lui aussi inscrit dans les principes fondateurs de notre République.

C’est donc bien au niveau du fonctionnement politique que le bât blesse. Le dossier OGM en étant une illustration parmi d’autres préoccupations.

J’invite instamment, la FNE et les associations de l’Alliance à concentrer leur réflexion sur ces aspects de gouvernance, à opérer le lien entre le Groupe 5 et le Comité de réflexion sur la réforme Constitutionnelle.

De mon côté , je poursuis laborieusement , comme je le peux , une réflexion toute personnelle sur ces aspects qui me semblent essentiels et notamment sur la possibilité d’introduire un nouvel outil politique plus adapté à la crise environnementale, qui est en fait une crise de société , la nature étant contrairement à nous : parfaite.

tonio a dit…

Je ne comprends pas tout ce débat sur les OGM et pourquoi les avis sont si tranchés? Quand on croise des plantes ou des animaux (races de chiens ou de chevaux par exemple), n'est ce pas de la modification génétique que l'on fait? Et cela fait des siècles que cela se pratique en plein champs ou en plein verger. En quoi les organismes génétiquement modifiés sont-ils dangereux alors que cela fait des siècles qu'on en utilise?
Merci pour vos éclaircissements.

Anonyme a dit…

Tonio ,
Non il y a des différences .En voici quelques unes .

- Biologiquement, un croisement entre deux plantes ne génère pas une
plante génétiquement modifiée mais un descendant. Après, tout est
question de réthorique. Dans les PGM, les plantes sont génétiquement
modifiées par la main de l'Homme, selon un procédé qui n'existe pas dans
la nature et qui aboutit à une plante qui ne peut être générée par la
nature. Contrairement à la plupart des hybrides.
- Biologiquement, le gène inséré dans les plantes peut être, et est
souvent, un gène issu d'une bactérie, d'un poisson, d'autres plantes. Ce
sont des gènes qui bien évidemment ne peuvent se retrouver dans les
génomes des plantes par simple croisement.
- Economiquement, les évènements transgéniques (et non la PGM !) sont
brevetés. Ce qui, par extension; donne aux entreprises une propriété sur
des plantes qui diffusent très naturellement par leur pollen, transport
de semences ou autres.
- Environnementalement, les PGM diffusent des gènes codant pour des
toxines ou des protéines mutées aux autres plantes sexuellement
compatibles. Cette diffusion en masse, car par le pollen, peut avoir des
impacts.
- ...
Encore une fois, la question est très large.
Si vous ne trouvez pas de réponse sur internet, un livre résume bien
toute la problématique. Il s'agit de "Société civile contre OGM,
arguments pour ouvrir un débat public", disponible au prix de 19 euros.